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Petits secrets d'un processeur!

Vous faites peut-être partie de ceux qui aimeraient savoir ce que contient un processeur. J'ai pour vous un blog dont l'auteur dissèque régulièrement des processeurs et autres microcontrôleurs.

Vous pourrez constater que la forme du composant final n'est pas significative de la taille réelle de la puce. J'ai pris comme exemple un microcontrôleur atmega 8 (de chez Atmel).
Voici à quoi ressemble le composant physique:

Pour vous donner une idée, il fait 35x8 mm.

Et maintenant, la puce sur silicium:

Elle fait 2,8x2,8 mm
Et oui! Ce qui prend de la place, c'est les pattes!! Ci-dessous, un petit schéma à l'échelle pour vous donner une idée des proportions et de l'emplacement de la puce.
Pour obtenir un tel résultat, il faut faire fondre le plastique avec de l'acide et ensuite aller voir de plus près à l'aide d'outils généralement coûteux. Ces manipulations sont donc réservées à un professionnel!!

En théorie, on peut déterminer la structure des transistors. Ici c'est un peu compliqué...
Sur un LM556 (double 555), on voit beaucoup mieux:

Ici, la zone fait 2x1.5mm. Les transistor sont donc bien plus gros que sur l'atmega8!
Les transistors, ou plutôt les jonctions qui les constituent, sont les petits carrés entourés de rose.

Si vous êtes curieux, allez donc voir ZeptoBARS (anglais). Vous pourrez même y découvrir des puces résistantes aux radiations!

Source images: zeptobars.


Mini spots à LED "Tic Tac"

Cela faisait longtemps que je voulais me faire des mini spots afin de pouvoir les emmener facilement en soirée en cas de besoin (l'occasion s'étant déjà présentée plusieurs fois...). J'avais fait une version analogique mais elle n'a jamais fonctionné. J'ai donc fait une récidive mais en visant un format plus "pocket" ^^

L'objectif:
Faire des spots alimentés le plus aisément possible et qui logent dans une boîte de tic tac, oui oui, une boîte de tic tac.

La solution:
Utiliser un microcontrôleur et des LED pour générer la lumière.

Avant de me lancer dans la réalisation, j'ai fait un peu de théorie histoire de donner une ligne directrice au projet. Au départ je pensais simplement utiliser 3 LED pour avoir quelque chose de simple mais pas qu'un simple clignotant. Après réflexion, je me suis rendu compte que je pouvais mettre bien plus de fonctions.

Choix technologiques
Pour développer, j'utilise une carte de développement pour Atmega 8, un microcontrôleur de marque Atmel.
Celui-ci se programme en langage C que je commence à bien connaître pour avoir eu des cours tout au long de ces 2 dernières années de prépa. Ce modèle n'a pas beaucoup de limitation par rapport à la taille de mon projet, je dirais même qu'au final, il est bien trop puissant!
Sachant que chaque led consomme environ 20mA, j'ai vérifier dans la doc du composant que les ports pouvaient alimenter ou absorber la totalité du courant. Seul le port C est limité à 100mA, les autres ont une limitation à 300mA. J'ai pris le port B car au démarrage toute les leds sont allumées et cela représente un courant de 110mA.
Pour des raisons de simplicité, j'ai choisi d'alimenter chaque led depuis le microcontrôleur. Cette méthode permet d'avoir une logique positive, ainsi lorsque vous mettez la broche à 5V, la led s'allume, sinon c'est le contraire. A contrario, j'ai fait l'inverse pour les boutons: la broche est toujours à 5V sauf quand on appuis dessus. Là le but est de consommer le moins de courant possible en évitant d'avoir une résistance consommant du courant en permanence.



NOTE: Le code qui chiffre à quelques 300 petites lignes sera mis en ligne ultérieurement.

Gestion des séquences
Comme j'avais moins d'une semaine pour mettre point ces spots tic tac, j'ai dès le départ abandonné l'idée de les faire réagir à la musique. Du coup, c'est un peu plus contraignant car il faut définir comment on va faire pour les séquences de clignotement. J'ai fait le choix d'utiliser un tableau de 7 lignes et de 21 colonnes.
Pourquoi?
7 lignes car j'utilise 3 LED de couleur (Rouge, Vert, Bleu, pour être original...) et que l'affichage du numéro de ligne se fait en binaire or on ne peut pas compter à plus de 7 avec 3 bits.
Les 21 colonnes sont moins justifiées, c'est plutôt pourquoi 21 et pas 20? En fait, la première colonne contient le BPM et les 20 autres les numéro de séquence.

En effet, pour que les lumières aient l'air un minimum synchronisées avec la musique, celle-ci clignotent à une fréquence proche de celle de la musique. Comme on met généralement de la musique "grand public" dans les soirée entre potes, on a donc des battements par minutes situées entre 110 (70 pour du dubstep par contre) et 140. Il faut aussi savoir que notre David Guetta national fait des morceaux dans cette gamme et souvent aux alentour de 128 BPM (un standard en musique électronique), d'où l'adaptation au morceaux commerciaux.

Gestion des couleurs/LEDs
3 LED = 3 Couleurs serait un peu limité...
Ceux qui ont l'habitude savent qu'avec du Rouge, du vert et du bleu on peut normalement faire la majorité des couleurs. Je n'ai pas été jusque là mais par contre je voulais pouvoir choisir quels led alimenter.
J'ai utilisé un codage facile à utiliser avec le tableau, ainsi chaque combinaison porte un numéro. Et avec 3 LED, on a ... 7 combinaison possible (sans compter l'état éteint). Ces combinaison sont donc aussi les 7 couleurs de bases réalisable avec des LED RGB. Vous trouverez en haut à gauche du scan de ma feuille de travail les numéro correspondants. Comme c'est pas forcément facile de faire des séquences sympa, j'ai aussi ajouté un mode aléatoire. Celui est en fait pseudo-aléatoire et démarre toujours pareil. C'est le mode de fonctionnement par défaut.

Les mini-spots Tic Tac en plein fonctionnement. Mode couleur avec LED d'ambiance allumée.


La fonction stroboscope
Le stroboscope donne un effet sympa sur certains morceaux (en particulier sur du dubstep pour le coup...) et c'est assez simple à coder (comment dire, super simple!). Techniquement, j'ai préférer utiliser 2 LED histoire d'avoir un peu puissance (elle font 17 candela chacune, soit l'équivalent de 17 bougies). Elle sont 2 mais le câblage fait qu'elle sont alimentées et donc commandées par la même broche. Pour activer la fonction stroboscope, un bouton est dédié et permet de tourner entre 4 modes eux aussi stocké sous forme de tableau.
La fonction stroboscope en pleine action.

Les boutons
Ils sont au nombre de 2 et permettant de gérer la totalité des fonctions! Le bouton "mode" permet de démarrer le mode "soirée" et ensuite de sélectionner le numéro de séquence pour les leds de couleur.
Le 2eme active la fonction stroboscope et permet ensuite de passer d'un mode à l'autre.
Lorsqu'on appuit sur le bouton alors qu'on utilise le stroboscope, les spots reviennent dans leur état précédent et c'est aussi valable pour un retour au mode stroboscope. C'est ainsi que vous pouvez choisir votre séquence dans chaque mode sans influer sur l'autre et surtout activer le stroboscope sans pour autant devoir faire le tour des séquences de couleur à chaque fois.
Enfin, la dernière possibilité est un appuis simultané sur les 2 boutons. Cette action aura pour effet d'éteindre ou d'allumer la LED d'ambiance qui s'allume seule au départ. Bien sûr, lors de cette action, aucun autre changement (couleur ou strobo) n'a lieu...en théorie.

La LED d'ambiance
Un de mes amis m'a ramené un galet lumineux qui contient justement une led RGB qui change de couleur toute seule. J'ai donc récupérer la LED et la résistance et ait adapté la chose à mon projet.
Cette led consomme 10mA sous une tension légèrement variable située autour de 2.8V. La résistance était  prévue pour une alimentation de 3V; il m'a donc fallut l'adapter:
R=(E-Ud)/I
Avec:
E= 5 V
Ud= 2.8V (mesuré)
I=10mA (calculé depuis le montage en 3V)
On trouve
R=220 ohm
J'ai donc pris une résistance de cette valeur.
Si vous n'etes pas à l'aise avec les LED, n'hésitez pas à consulter mon article: "Petites bases sur les LED"

L'alimentation
Je n'ai pas été chercher très loin pour trouver comment alimenter le montage. Comme en général on utilise un PC, l'USB m'a paru le plus simple. Celui-ci a une tension de 5V (celle du microcontrolleur donc) et peut fournir un courant compris entre 500 mA et 1A, soit largement assez pour ce projet. Certain pourraient penser "Cool, il peut gérer ses spots depuis un logiciel"...hé bien non! Je n'avais pas le temps ni les connaissances pour aller aussi loin. Les fils de donnée sont donc protéger par leur gaine de base ainsi qu'une gaine thermorétractable. Si dans la version actuel il n'y aucune protection, je songe à rajouter une diode pour éviter les problèmes en cas de court-circuit ou d'inversion de polarité (risque très faible sur un port usb).

Le montage
C'est la partie la plus difficile du projet. Rentrer autant de composants dans une boîte de tic tac c'est un peu comme essayer de mettre le plus de monde possible dans une voiture...
Il faut penser à tout et visualiser précisément l'emplacement de chaque composant avant même de commencer le montage! Le plus dure pour moi a finalement été de gérer la place nécessaire au moment de rentrer les composants dedans.
Tout est soudé à l'extérieur de la boîte et en optimisant au maximum la place et la rigidité. La masse est donc commune à toute les LEDs et ce sont leur pattes d'origine qui sont soudées entre elles. Je peux vous assurer que cette partie là est très solide!
Les différentes LEDs soudées par la masse.
Mise en place pour la soudure des LEDs aux broche de l'Atmega 8.
Pour les alimenter, il faut connecter les résistance. Chance pour moi, les résistances fournies avec mes leds viennent de chine et ont des pattes très fines donc facile à tordre et à placer. Pour rigidifier, la résistance est collée le long de la patte positive de la led.
L'alimentation générale du circuit arrive directement aux pattes de l'atmega 8. La masse est répartie via les pattes des LED et le VCC est utilisé uniquement pour les boutons et dispatché par l'une des résistances pour les boutons.
Ces dernier sont soudés différemment. Le bouton Stroboscope est fixé de manière rigide à l'aide d'une résistance aux pattes large et assez dures ainsi qu'un fils rigide lui aussi. Le bouton mode est maintenu par 2 fils souples/élastiques qui doivent autoriser l'ouverture de la boîte sans empêcher le fonctionnement.
Les LED sont maintenues par des trous dans la boîte. Trois d'entre eux ont été fait avec une perceuse (mèche métal) et les 2 autres à l'aide du fer à souder (ouais, en mode gros bourrin! ^^) car une fissure a fait que la perceuse ne rentrait pas. Le tout n'est pas très droit mais bon, c'est plutôt pas mal vue l'aspect général du montage...
Le montage dans son état final.


Fonctionnement
Le montage a été testé pendant plusieurs heures (au moins 5h non stop) avec le programme final et sur la plaquette d'essai. Seul un petit test d'une heure a pour l'instant été effectué sur la version finale.
Le montage ne chauffe pas et ne bug pas, il est donc validé pour être utilisé.
Maintenant à l'usage on note quelques soucis notamment due à l'horloge interne, peu rapide, de l'atmega 8. Par exemple, les boutons sont détecté relativement lentement et les tests ont un temps non négligeable (de l'ordre de 10 à 30ms selon mes estimations). C'est pourquoi j'ai dû corriger les valeurs pour le stroboscope et qu'elles ne sont pas les même dans le code que sur la feuille. Par contre, comme on utilise des séquences de 20 éléments, le BPM est généralement correcte, on perçois juste un blanc quand la boucle est finie (si on connais la séquence).
Si en théorie l'appui simultané sur les 2 boutons n'affecte que l'état de la LED d'ambiance, il arrive parfois qu'on ait pas appuyé convenablement et on passe donc d'un mode à l'autre ou d'une séquence à l'autre. Avec un peu d'habitude on arrive à éviter cet effet indésirable.

Consommation
J'ai fait quelques mesures afin de vérifier que le montage était dans les normes imposées par l'atmega 8 et l'USB. La valeur moyenne est prise "à vue", autrement dit c'est pas calculé...


Améliorations possibles
L'utilisation d'un microcontrôlleur permet de faire des mises à jour. Comme l'atmega 8 a pas mal de ressources, on pourrait encore rajouter des fonctions. Par exemple, une gestion PWM permettrait de corriger les intensité lumineuses (le vert est bien plus lumineux que les autres) ou d'autoriser un mode "Loundge" plus lent. Le format boîte tic tac est un peu petit pour rajouter physiquement des choses dessus mais comme le code est très adapté aux led RGB, on peut s'en servir comme base.
Je songe à utiliser ce que j'ai appris de ce projet pour remettre sur pied l'ancien et ajouter plein d'autre fonctions. Les boutons pourrait être gérer par interruption afin de ne pas perdre du temps avec les test. On gagnerait en vitesse de fonctionnement avec un oscillateur ou un quartz. L'ADC pourrait être utilisé pour acquérir un signal (micro ou entrée ligne) et ainsi faire varier les couleurs fidèlement à la musique. Un couplage PWM + LED RGB permettrait d'avoir des couleurs encore plus sympa!
Cette idée peut s'appliquer à la boîte de tic tac: vous mettez 3 LEDs RGB au lieu de 3 LED de couleur. Vous n'avez pas besoin de plus de broches, vous avez plus de lumière, plus de couleurs mais par contre ça peut consommer plus...
A la base, je pensais mettre une prise micro-usb puisque désormais tous les smartphones utilisent ce standard, ça aurait juste une boîte et on pouvait prendre le câble sur place au lieu de l'avoir toujours avec la boîte (du coup il prend plus de place que la boîte de tic tac...).

Si vous avez des remarques ou des suggestions, n'hésitez pas à poster un commentaire! :)


Apprendre à souder les CMS (Anglais)

Je suis tombé sur un petit document bien sympa expliquant (en anglais par contre) comment souder des composants en CMS avec un fer à souder. Le sujet est couvert suffisamment largement pour permettre de s'adapter à bon nombre de situation.


Il est bon de rappeler que les CMS, hormis leur petite taille parfois rebutante à souder au fer, ont de nombreux avantages. Il prennent peu de place, consomment parfois moins, chauffent moins et surtout il n'est pas rare qu'un composant est de meilleures fonctions (cas des microcontrôleurs par exemple) dans ce format. De plus, certain composants ne sont disponible qu'en CMS.
Attention toutefois à ne pas vous attaquer à trop petit ou trop complexe. Certain technologie comme le format BGA sont extrêmement difficile à souder sans les appareils nécessaire, et je ne parle pas de la vérification des soudures...

Je n'ai pas encore eu l'occasion de pratiquer la soudure de CMS au fer à souder, par contre j'ai fait l'inverse. Pour dessouder des CMS, la méthode la plus rapide est d'utiliser un décapeur thermique. Si vous souhaitez faire des réparations à l'aide de cette méthode, il vous faudra prendre pas mal de précaution car en général le PCB (des cartes mère en ce qui me concerne) fini par se gondoler sous l'effet de la chaleur.

Source: Electronics-Labs.com


Réparation d'une lampe rechargeable décathlon

Cela fait un très long moment que je n'ai pas écrit sur mon blog, mes études me prenant tout mon temps.
Je vais donc reprendre en partageant une expérience assez peu commune je pense.

On a l'habitude avec mes parents de partir en vacances en camping, soit en mobil 'home, soit en caravane, toujours en location. Comme bientôt je ne les suivrais plus en vacances, ils ont décidé de s'équiper en tante pour pouvoir aller dans n'importe quel camping à des prix intéressants.
En tante c'est bien, mais il faut bien s'éclairer. On a donc été chez décathlon pour voir ce qu'ils proposaient en éclairage portatif. Je leur avait conseillé de prendre une lampe rechargeable car sinon les piles sont assez coûteuse et pas vraiment écologique...même si les batteries ne sont pas exemplaires non plus. Notre choix s'était donc porté sur une lampe rechargeable par manivelle (la LC 600 Dynamo), facile à recharger y compris sans électricité. Voilà le modèle en question:

Mes parents sont partis tous les 2 et en revenant m'ont dit qu'en fait cette lampe était vraiment nulle et n'éclairait rien. Je ne cache pas que j'étais un peu triste et presque offusqué ^^
J'avais donc fait des tests et en effet, celle-ci éclairait très peu par rapport à ce qu'on avait testé dans le magasin. J'ai donc démonté la lampe et cherché comment elle fonctionne ainsi que les différentes causes possibles pour la panne.

Fonctionnement de la lampe:
Il a 2 modes de chargement: soit via un adaptateur 12V (chargeur pour voiture), soit à l'aide de la manivelle. Pour ce 2ème mode, on tourne la manivelle qui fait tourner un générateur alternatif produisant 12V en régime nominal et jusqu'à plus de 15V en pic si on accélère brièvement. Une fois le courant alternatif généré, il passe dans un redresseur. Ensuite la tension continue est filtrée puis réduite à 3.6v (par une diode zener) afin d'aller dans la batterie et ainsi la recharger.

Montage de test : rouge/noir pour la mesure et Jaune/vert pour la batterie.

Détermination de la panne:
Les chances que la panne vienne des composants de type diode ou résistance est assez faible en général. Il n'y a qu'un seul condensateur et c'est pour du filtrage, donc pas indispensable ici. Comme j'ai constaté que les leds brillaient très peu seulement lorsqu'on ne tournait pas et que la manivelle était facile à tourner lorsque la lampe était éteinte, j'ai supposé que la batterie était en cause.
Ma première idée était donc de tester le système de chargement, au cas où, puis de remplacer la batterie par un gros condensateur ou une autre batterie.


Seulement voilà, un condensateur ça ne contient pas assez d'énergie et la seule petite batterie que j'avais sous le coude était encore trop grosse pour rentrer dans la lampe. Après de nombreux tests, j'ai donc décidé de démonter la batterie qui avait une forme assez atypique. Je pensais au départ qu'elle contenait un système électronique de sécurité, mais non...

J'ai été très surpris de voir qu'elle avait tout simplement explosé! Chance pour moi ou mes parents, la batterie était entourée d'un plastique protecteur dont le rôle est justement de limiter les effets de ce type d'explosion (et il a fonctionné). Lorsque je parle d'explosion, il n'y a pas eu de feu puisque personne ne s'en est rendu compte; mais la batterie s'est ouverte. Je n'avais encore jamais vue une batterie ou une pile de montre (même boîtier qu'ici) ouverte comme ça.

Réparation:
On constate que la batterie est en fait composée de 3 sous-modules. Vu qu'un seul des modules était défectueux, j'ai simplement supposé que les 2 autres étaient encore fonctionnel donc qu'il était possible de les ressouder et au final ça fonctionne. La lampe est toutefois moins lumineuse qu'au départ. Afin de limiter les effets d'une nouvelle explosion, j'ai entouré les 2 modules de ruban adhésif adapté. L'autre fonction est de gardé les modules bien serrés afin d'éviter qu'ils ne se séparent.

Il semblerait d'après les commentaires mis sur le site de décathlon que ça ne soit pas un cas isolé (au moins pour ce qui est du dysfonctionnement de la charge). 
Je ne pense PAS que la plupart des modèles soient "à risque" au niveau de la batterie.

MISE EN GARDE: La tension fournie par la diode zener est normalement de 3.6V (car 1.2*3=3.6), or ici la batterie n'a plus que 2 modules soit 2.4V. 
Je vais approfondir ce problème mais dans tous les cas je décline toute responsabilité quand à vos actes suite à la lecture de cet article.

Si vous cherchez une bonne lampe pour faire du camping, je vous recommande le modèle BLX 300 de Quechua, sortit après mais sans recharge manuelle. D'ailleurs, vous aurez tout intérêt à mettre des piles rechargeables car vue la led utilisée, ça va vous coûter cher en piles! En effet, elle n'a que 3h50 en mode fort et 12h50 en mode moyen... Par contre, elle est pliable et son diffuseur en tissu est plutôt efficace selon moi.
BLX 300 de Quechua


Electronique: Simulateurs de schémas et calculateurs en ligne.

L'amateur en électronique a généralement tendance à développer par la pratique plutôt que la théorie. Ce n'est pas forcément la meilleure méthode mais pour certains cas, c'est amplement suffisant. Il en va de même pour les schémas/montages classiques: on ne va pas réinventer un montage déjà utilisé par des tas d'autres personnes.C'est pourquoi l'électronicien amateur aime simuler ses montages électroniques! :)

Je vous propose donc aujourd'hui de faire connaissance avec plusieurs sites web permettant de dessiner et/ou simuler vos montages en ligne, donc de les concevoir de cette manière. Toutes les solutions ne sont pas équivalentes, il faudra choisir en fonction de vos besoins. Il y a tout de même un inconvénient: les sites web ne sont pas forcément optimisés et certains sites sont relativement lents. On constate aussi que java est massivement utilisé, il faudra donc qu'il soit installé sur votre PC (ce qui ne garantie pas une utilisation sur n'importe quel PC partout dans le monde).

Circuit Simulator Applet
Ce site contient en réalité une applet java qui permet de faire de la simulation en temps réel. C'est mon site de prédilection car il est très pédagogique et très facile à utiliser. En effet, on voit où passe le courant et la simulation se fait en temps réel. Il suffit d'éditer un fil pour connaître sa tension ou son courant et on peut choisir aisément quels composants affichés sur les oscilloscope. Si vous êtes un débutant confirmé, vous pourrez aisément découvrir de nouveaux schémas qui sont en général des montages de référence.
Si vous aimez vraiment le principe, je vous invite à consulter les applications mobiles (Android et iTruc) du même auteur (voir le bas de la page), elle est payante (7€) mais les retours semblent bon. Cela pourra peut-être servir à certains d'entre vous, si vous aimez tester vos idées sur le vif lorsqu'elles sortent ;)

CircuitLab
Outil mixte puisqu'il permet à la fois de tracer des schémas et de les simuler. S'il présente cet avantage, il souffre aussi d'une lourdeur plutôt contre-productive si vous souhaitez aller vite. Il dispose d'une bibliothèque de composants limitée mais suffisante pour des schémas simples. Il faudra malheureusement ajouter ces composants à un, y compris s'ils sont identiques.
Les outils de simulation sont par contre bien fait et proche de ce qu'on peut trouver sur des logiciels classiques. On notera que cette simulation n'est pas faite en ligne mais en locale sur le PC, d'où la lenteur encore une fois si votre PC n'est pas un rapide. Un pourcentage et le temps restant sont affichés en temps réel. La présentation des résultats de simulation est par contre vraiment agréable à la vue, tout comme le reste de l'interface et des schémas tracés. Vous disposez aussi de la possibilité de partager votre schéma, mais sans système d'amis.

DrawSCH
Ce site ne permet pas de simuler, par contre il est assez proche des outils logiciels (Altium, Orcad, etc) et on s'y retrouve facilement. Je n'ai pas eu l'occasion de beaucoup l'utilisé mais lors des mes essais, j'ai noté la rapidité d'exécution et la présence de composants moins basiques tels que des microcontrôleurs. Par contre, j'ai rencontré quelques bugs (des composants ne pouvant pas être déplacés, par exemple). C'est une version beta à l'heure où j'écris ces lignes, donc on peut lui pardonner ça. D'ailleurs, il est aussi possible de partager des schémas.

SchemeIt
Application en ligne fournie par Digi-Key. Elle est très fluide, relativement facile d'utilisation mais est plus "web" dans le sens où pour ajouter 5 résistance il vous faudra là encore cliquer 5 fois sur le symbole puis l'insérer. Malgré cela, c'est surement l'une des plus complète au niveaux des composants disponibles, il y en a une quantité assez impressionnante.Vous pouvez, mais ça n'est pas surprenant, rechercher directement (sans quitter l'éditeur) un composant dans le magasin Digi-key grâce une petite barre de recherche en haut à droite.

Upverter
Je n'ai pas personellement essayé ce site mais si j'en crois les informations données, vous disposez d'un outil axé sur la collaboration. Ainsi, le compte gratuit ne permet pas de sauvegarder son schéma en privé et les autres, payants, sont vraiment limités en ce sens. Le but étant d'encouragé l'open source. On notera aussi qu'il semble possible de l'utiliser sur n'importe quel navigateur, y compris ceux d'Android et iOs, ce qui peut intéresser les électroniciens mobiles.

FreeRouting
Les circuits imprimés de base sont généralement faisable à la main mais lorsque vous commencez à attaquer un projet plus gros, avec en plus du CMS, l'affaire se corse. Le but de ce site est donc d'offrir un routeur (en java, là encore) permettant de faire les choses de manière automatique. Tel que précisé, il n'est pas très rapide mais pour en avoir vue plusieurs fonctionner, il tient vraiment la route...
Vous ne pouvez rien éditer hormis la position des composants, il faut déjà faire une pcb et l'exporter au format .dsn pour le router sur ce logiciel. Les utilisateur de Eagle ne sont pas oublié, il faudra juste faire une manipulation supplémentaire.

DoCircuit

Conseillé dans un commentaire, j'ai aussi été essayer ce site. D'abord, sachez qu'il est en flash et ressemble fortement à CircuitLab (qui lui n'est pas en flash) par son fonctionnement, si vous savez utiliser l'un, vous saurez directement pour l'autre. C'est fluide et les propriétés des composants sont très précises et on peut choisir de les activer ou non (pratique si vous ne savez pas à quoi ça correspond!). La base de composant est un peu limitée à mon goût mais sera utile si vous souhaitez simuler des portes logiques. Il est possible de simuler à la seule condition d'avoir un schéma sans erreur (oublie de masse,...). La simulation est envoyée à un serveur, ce qui garantie une bonne rapidité. Si vous notez un bug, vous pouvez le signaler facilement, c'est un effort sympa envers les utilisateurs.

Calculs de Résistances en ligne
Tout le monde ne connais pas son code couleur pour les résistances (moi le 1er même si je m'améliore), il est ainsi possible d'utiliser un convertisseur. Je vous en propose ici plusieurs:

http://www.alyon.org/InfosTechniques/unites_mesures/resistances/
Simple, rapide et multi-bandes (4,5,6).

Online Resistor Color Code Tool
Très rapide mais l'interface est un peu austère. Il propose les valeurs normalisées. Gère seulement 4 bandes.

Code Couleur Résistances
Interface très stylée mais vous devez parcourir toutes les bandes une à une en cliquant sur la couleur pour pouvoir passer à une nouvelle résistance. Multi-bandes (4,5,6).

Calculateurs spécialisés
Vous trouverez ici quelques calculateurs permettant de déterminer les caractéristique de différents composants.

Electronics Calculators
De nombreux outils de calculs qui concernent parfois des montages classiques à base de transistors ou par exemple avec un 555. On y trouve aussi des outils de convertion d'unités.

LM317 Calculator
Le LM317 est un régulateur linéaire à tension de sortie variable. Comme il est très utilisé, il existe des calculateurs un peu partout sur le web, en voici un. Vous aurez aussi accès d'autres ressources (calculateurs, mais pas que) sur ce même site.

Calculs pour les LED
Une led ne se connecte pas sauvagement à une source de 3v et des brouettes. Il faut toujours mettre une résistance.Vous trouverez ci-dessous les liens pour un montage mono-LED et une montage de led en parallèles (parfois plus avantageux).
Calculateur pour une LED
Calculateur pour un montage en Parallèle

Plein d'outils et pas que d'électronique
J'étais tombé par hasard (alias sérendipité) sur ce site. Vous trouverez en bas de page une liste assez conséquente de calculateurs, ceci après avoir parcourue la longue liste portant sur les autres domaines scientifiques.

Puissance reçue par un panneau solaire
Si vous êtes du genre à faire joujou avec des panneaux solaire pour vos projets, ce site pourra vous intéresser. Il permet en effet de connaître l'exposition idéal (inclinaison) en fonction de votre région. Pour une fois, l'outil est totalement en français et ne concerne d'ailleurs que la France. Pensez à vous renseigner (via wikipedia) sur le type de panneaux que vous utilisez, les valeurs peuvent être vraiment différentes en fonction de ce paramètre.


Mini-Voiture à pile à combustible

L'écologie est désormais quelque chose que personne ne peut ignorer.
C'est ainsi que le BDE de mon école a fait une collecte lors de la journée du mois (où il y a des animations thématiques): le but était de ramener le plus d'ampoule, de bouchon ou de piles. Chance pour moi, j'ai une boite ferrero qui sert à entreposer de manière "sécurisée" mes piles usagée (en cas de besoin, on ne sait jamais! ^^). C'est ainsi que je me suis ramené avec pas moins de 60 piles usagées conservées depuis de nombreuses année et ait gagné. C'était assez facile car j'habite chez mes parents et la plupart des autres étudiants ont leur appart, donc peu ont plus de quelques piles ou ampoules à jeter...
J'avais le choix entre un robot cannette à monter ou un "bolide à eau salée". J'ai pu constater que les fabricants de jouet ont suivi le vague écologique et propose toute sorte de jouet pour sensibiliser les enfants. Je me suis donc tourné vers cette voiture pour voir comment ça fonctionne. Accessoirement, un robot canette n'a pas vraiment d'intérêt à mes yeux! ^^


La boîte (et l'objet, donc) provient de chez Nature et Découverte et vaut une 12aine d'euros. En dehors de l'énorme faute "Brevé déposé", la boite semble assez "générique". Le brevet semble bien déposé car il est assez difficile de trouver des infos sur la pile à combustible qui alimente cette voiture: une pile métal-air de type Magnésium+Eau salée.


Contrairement à ce que laisse supposer le titre sur la boite, cette voiture fonctionne plus au magnésium qu'à l'eau salée car c'est lui qui est consommé (l'eau salée ne vient pas à manquer). Vous disposez de 3 plaques de magnésium ayant chacune 4h d'autonomie selon la notice, entre 5 et 7h selon des sources internet. Cela nous laisse entre 12 et 21h de jeu. Je compte bien profiter de ce temps pour faire quelques tests et mesures: tension de la pile à combustible, vitesse de la voiture, effet de la concentration en sel dans l'eau, etc.

Pour le moment, je n'ai pas encore fait de test hormis pour la mise en marche, mais pour la 1ere fois sur le blog, je vous ais fait une petite vidéo! :)







Notes concernant le montage:
  • Il faut bien appuyer pour rentrer les essieux (tiges des roues) dans leurs emplacement.
  • Pour que la voiture roule correctement, il est impératif de bien couper tous les bouts de plastique servant à tenir les pièces sur leur support d'origine. De toute façon, si on le fait pas les roues se bloquent et on ne peut pas rentrer la pile à l'arrière.
J'ai fait quelques recherches sur youtube pour en savoir un peu plus. Apparemment, le fabricant de cette mini voiture se nomme "OWI" et on peu trouver des recharges de magnésium sur www.owirobot.com pour 5$ env. Il fabrique un certain nombre de jouets/expériences dans le genre, utilisant des énergies alternatives (solaire par exemple).



J'ai dors et déjà plusieurs idées pour élargir les possibilités d'expérience avec cette voiture:
-Voir s'il ne serait pas possible d'utiliser une autre technologie de pile à combustible "Métal-air" pour éviter d'avoir à racheter du magnésium. J'ai déjà quelques infos sur les piles à base d'aluminium ou de zinc, ces dernières ayant peut-être la possibilité de se recharger. Le problème c'est qu'il faut du KOH or ce composé chimique est dangereux et sa synthèse tout autant.

-Le moteur étant vraiment tout petit, j'aimerai bien tester l'effet un panneau solaire dessus. Je verrais s'il on peut envisager cette possibilité après avoir fait quelques mesures. Malheureusement, je n'en ai pas pour le moment et les panneaux solaire ne sont pas ce qu'il y a de moins cher...


Nouveau: un générateur à bande utilisant le vent!

Le vent fait partie des énergies renouvelable qu'on cherche à utiliser par ces temps d'écologie. Et bien j'ai fait la découverte plutôt par hasard qu'il existait une technologie différente des éoliennes pour récupérer l'énergie du vent!
Cette invention n'a rien de vraiment nouveau puisque d'après mes recherches d'il y a quelques minutes (j'écris cet article en live!), il est question de 2007. Le phénomène utilisé s'appel le "flottement de décrochage", celui même qu'il faut à tous prix éviter d'avoir sur les ponts.


Principe de fonctionnement:
La windbelt, c'est son nom, utilise un bandeau tendu entre 2 extrémités et lorsque l'air passe suffisamment vite, le bandeau entre en oscillation. A l'une des extrémité on place un aimant cylindrique assez plat pour ne pas trop perturber le bandeau. On place une bobine au moins d'un coter mais éventuellement des deux. Ensuite, c'est le phénomène d'induction électromagnétique qui rentre en jeu. Le principe est bien connu: si on fait bouger un aimant à proximité d'une bobine, cette bobine créer un courant. Je vous épargne le cours théorique sur la chose qui, bien que pas super compliqué n'est pas forcément simple à concevoir. Bref, avec tout ça on récupère donc de l'énergie qui peut alors être utilisée comme celle qu'on génère avec un panneau solaire, une éolienne ou une dynamo.

Je vous laisse regarder les 2 vidéos ci-dessous, la première pour la compréhension du phénomène et de sa mise en œuvre, la 2eme plutôt pour les bricoleurs qui voudraient essayer.
Précisions: il faut un aimant adapté et plutôt costaud (en néodyme par exemple) ainsi qu'une bobine bien dimensionnée pour obtenir des résultats intéressants.
Dans la 1ere vidéo, on observe très bien le phénomène d'oscillations, mais c'est un peu long. Vous pouvez alors aller directement à 3:00. De plus, je pense qu'il utilise un super-condensateur plutôt qu'une batterie, pensez-y si vous tentez l'expérience et que vos connaissances sont limitées.




Pour ceux qui ont l'envie et les moyens (même si c'est abordable) de tester, j'ai découvert cette technologie sur un site de vente en ligne et elle s'appelle "Windcell".


Sites d'achats de composants électroniques

Je continue ma petite (pour l'instant toute petite...) série d'article diffusant mes favoris/marques-pages par la présentation des sites d'achat en lignes. Le truc avec l'électronique, c'est que les prix sont parfois pas très uniformes suivant les vendeurs. J'avais donc chercher des sites de vente pas cher, parceque je n'ai pas un budget trop large...

Vous y trouverez aussi des sites connus ou spécialisés (notamment pour de l'arduino, des appareils de mesure,...) et la plupart sont anglais. La raison est simple: je surf surtout sur des sites anglophone quand il s'agit d'électronique, je suis pourtant partant pour surfer sur des sites français mais pour l'instant, peu m'ont convaincus. Dans les cas où les prix sont en dollars, pensez à convertir! Vous y verrez plus clair ;)

  • Atlantique composants
    Ma référence pour les prix, de plus, comme un de leur magasin est situé à proximité de chez moi, je trouve que c'est parfois plus avantageux que de commander en ligne.
  • Tayda Electronics
    Vous ne trouverez pas tout ce que vous voudrez ici, loin de là, par contre ce que vous trouverez sera à des prix généralement assez intéressant...
  • Furturlec
    Ce site a attiré mon attention car il propose des produits parfois peu courant (les cellules photovoltaïques ne sont pas toujours aisées à trouver, par ex.) et souvent à des prix imbatables. Toutefois, sur le site où j'ai découvert le lien, la personne indiquait que les livraisons pouvait être aléatoire, je verrais bien si je commande chez eux (certains produits me font envie ^^).
  • I-Biznes
    Ce site, en français, propose surtout des composants analogiques (et des kits radios AM/FM, etc). Les prix sont en général modérés mais il vous faut commander au minimum pour 25€ (hors frais de port), ce qui peut vous faire une commande très conséquente!
  • All Electronics
    Site très complet avec de nombreuses références aussi bien en composants qu'en électromécanique.
  • GoTronic
    Doté d'un catalogue plutôt fournis avec des prix moyens.
  • Farnell
    Ne se présente plus, leur catalogue est tout simplement incroyable!
  • Digi-Key
    Idem au précédent mais avec des prix parfois plus accessible et raisonnables.
  • Conrad
    Petit site français qui ne propose pas que de l'électronique d'ailleurs. Le catalogue est petit mais les prix contenus.
  • PCB Fabrications Sources
    Ceci n'est pas un site de vente! Il s'agit d'un article de blog (en anglais) qui recense quelques fabricant de PCB (qui peuvent fabriquer sur commande pour vous) et les compares. Pratique si on veut faire des grandes quantités ou qu'on ne dispose pas du matériel pour se faire un PCB.
  • Octoparts
    Vous connaissiez les comparateurs de prix classiques, bien sachez qu'il en existe aussi en électronique! C'est le cas de ce site qui vous permettra de trouver le meilleur prix pour vos composants sur différents sites (cités ici ou non).
  • HeBeiltd
    Site chinois (mais en anglais ^^') utile pour trouver des LED ou des LCD à des prix intéressants. Vous noterez aussi la vente de module peltier.
  • Newark
    Présentation similaire à Farnell.
  • Transistek
    Utile pour trouver des produits courants à prix raisonnable. Leur catalogue est plutôt restreint. Le site est en français.
  • Lextronic
  • NKC electronics
    Site à utiliser pour acheter des produits Arduino principalement.
  • Awatronic
    Site aux prix plutôt faible.
  • T&M Atlantic
    Vous y trouverez des Appareils de mesures, la possibilité de les comparés et surtout d'en trouver à des prix intéressants.
  • Sparkfun
    Plutôt destiné au monde du microcontrôleur, on y trouve des composants parfois pointus (Accéléromètres, GPS, etc) mais les prix sont loin d'être les plus bas.
  • ProtoStack
    Minuscule mais bien sympa, c'est ici que j'ai acheter ma "carte de développement" que je trouvais abordable. Leurs produits sont abordables dans l'ensemble mais ils sont peu nombreux.


Démontage d'un micro-onde: ce que contient un micro-onde!

Le four micro-ondes est une belle invention qui est plutôt pratique quand il s'agit de manger rapidement mais avec un minimum de qualité. Toutefois, cette invention reste mystérieuse pour la plupart des gens. Je vous invite donc à consulter l'article de wikipedia qui vous donnera quelques infos. Je dois aussi formuler ceci:

AVERTISSEMENT:
Les micro-ondes sont potentiellement dangereuses pour l'humain. Le démontage d'un four utilisant cette technologie représente un dangers (électrocution) due aux parties haute-tension et à la présence d'un condensateur HT. Je décline donc toute responsabilité quand à vos actions suite à la lecture de cet article.

J'ai eu l'occasion, il y a peu, de pouvoir démonter un four de ce type. La petite subtilité, c'est que je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre dedans. Je connaissais seulement ce que vous connaissez maintenant si vous avez lu l'article cité plus haut. Mon entourage n'était pas trop partant, sachant que certaines personnes étaient morte à cause de la haute-tension présente à l'intérieur.
Pour effectuer ce démontage, il faut savoir que le four en question était débranché depuis un bon moment, mais qu'il était en parfait état de fonctionnement (la cause de sa retraite est la présence de rouille dans la zone de cuisson). De plus, j'ai bien remarqué que les vis présentent sur la coque était tout à fait standard...me laissant supposer que le dangers n'était pas si éminent que ça. J'ai donc ouvert la coque, prudemment, pour m'apercevoir qu'un four micro-ondes est plutôt simple... Je vous propose de découvrir les quelques photos prisent en live durant le démontage.



Voici face à quoi je me suis retrouvé au moment de l'ouverture. La photo est mal prise, tant pis. J'aurais due la prendre plus bas. On voit quand même quelques éléments, je les ais mis en surbrillance ci-dessous:


On distingue très bien les différentes partie:
-En vert, l'alimentation générale  avec 2 énormes résistances de puissance!(et un filtre, probablement)
-En rouge, le transformateur haute-tension et son condensateur.
-En bleu, la carte électronique basse tension qui contient un microcontrôleur, l'écran et tous les boutons.
-En jaune, l'emplacement de la lampe (non visible ici).
-En violet, le canon à micro-ondes que je n'ai pas démonter car je me vois mal faire des essais avec une telle technologie...

La carte électronique.


J'ai pris certains des éléments de plus près. La carte électronique en fait partie. Celle-ci est la seule partie de l'appareil à être en basse tension, du coup, toute l'électronique est concentrée sur celle-ci et elle intègre un étage d'alimentation basse tension (on voit le transformateur moulé).
Cette carte est articulée autour d'un microcontrôleur Toshiba (un TMP 47C400RN) 4bits fonctionnant à 4.2 Mhz qui gère l'affichage sur l'écran 7-segments 4 digits (+ info de puissance), un buzzer, 2 relais pour les sorties et 3 boutons + 1 potentiomètre infini en entrées. [Image décodage]
Je n'ai pas encore eu le temps d'y regarder de plus près mais je compte bien essayer de faire tourner la carte en la branchant directement en 230v pour éventuellement faire quelques mesures. Puis ensuite récupérer les composants (l'écran et le potentiomètre ainsi que le transfo m'intéressent tout particulièrement).

Le partie Haut-Tension


Cette partie est constitué d'un transformateur et d'un condensateur (et peut-être un autre élément caché dans le tube blanc). Le transformateur convertit le 230v en entrée en 2100V en sortie, le tout sous 750mA, ce qui vous fait une belle puissance... Ces caractéristiques sont indiquées sur le tube blanc situé entre le transformateur et le condensateur, sûrement pour avertir l'éventuel éventreur ^^. D'ailleurs, le condensateur fait seulement 1µf mais est vraiment énorme du fait de la tension. Ce n'est rien à coter du poids du transformateur qui doit peser à lui seul pas loin de 3-4 kg!!
On remarque la présence de 2 symboles sur ce condensateur: l'un est un cercle avec des créneaux à l'intérieur et l'autre symbolise un condensateur en parallèle avec une résistance. Je me demande donc s'il n'y a pas une résistance montée d'origine avec le condensateur et qui aurait pour but de décharger celui-ci lorsqu'il n'est pas utile.

Le ventilateur


Gné! Quelle est l'utilité de s'arrêter sur le ventilateur?!
La raison est simple: celui-ci est assez atypique. Ce ventilateur est constitué uniquement de son moteur et des pales là on a plutôt l'habitude de voir des ventilateurs similaires à ceux des PC. Ensuite, il fonctionne en alternatif! D'habitude les ventilateurs utilisent des moteur DC (à tension continue) mais là il s'agit d'un moteur à bagues de déphasage (provenant de chez jonhson, modèle SP63) qui n'a besoin de rien de spécial pour démarrer. Les fameuses bagues sont situé en opposition de part et d'autre du rotor, on en aperçois une sous la vis (elle est en cuivre). Il paraît que ces moteurs sont silencieux, je verrais ça si j'arrive à le démarrer.
Au départ, je comptais m'en servir comme d'une petit éolienne car il prenait très bien le vent (même faible) et semblait donc bien adapté (hormis le fait qu'il soit en alternatif). Malheureusement, après quelques recherche sur ce sujet, il semblerait que cette technologie de moteur ne soit pas réversible.

Notre excursion dans un micro-onde est maintenant finie, cela devrait permettre aux curieux de voir l'intérieur de cet appareil sans y laisser des plumes. Quand à moi, je verrais pour recycler et utiliser les différents éléments récupérés; le transformateur pourrait par exemple servir à faire un haut-parleur à plasma, qui sait... :)


Un Article sur les alimentations secteur bien fournit (en anglais).

J'ai précédemment rédiger un petit article sur les alimentation secteur. Il s'avère qu'un site (en anglais) a aussi publier un article du même genre, mais qui est par contre beaucoup plus poussé avec des tests de charge.
L'article test aussi les alimentations usb et constate quelque chose de rassurant: elle sont toutes protégées contre les surcharges.
Comme je l'ai expliqué dans mon article, les alimentations à découpage (switching power supplies, pour nos amis anglophones) sont un poil trop complexe pour être vulgariser simplement, il en va de même pour cet article qui se contente d'un graphe. Par contre, les explications concernant les alimentations avec régulateur sont plutôt claires et explique bien le rôle des différents composants.

Vous lisez l'anglais? Alors n'hésitez pas à lire "AC-DC Power Supplies - Using Wall Warts".


L'open source hardware, qu'est-ce donc?

Je n'ai pas encore croisé beaucoup d'articles en français relatant de l'open source hardware (ou matériel libre, en français). Ce standard ou plutôt licence est l'équivalent de ce qu'on trouve pour les logiciels libres ("open source"). Les seules informations facilement accessible sur le sujet se trouvent pour l'instant sur wikipedia. Je vais toutefois tenter d'expliquer en quoi ça consiste à l'aide de la définition fournie par l'organisme même (site en anglais):
L'idée est de fournir un matériel open source, toutefois, ce n'est pas tant l'objet matériel qui pose problème mais la manière dont il a été conçu et réalisé.

"L'open hardware a pour but de rendre accessible les fichiers ou documents liés à la conception afin que chacun puisse l'étudier, la modifier, la distribuer, la vendre ou vendre du matériel basé sur cette conception. Ces fichiers seront préférablement mis à disposition dans des formats largement utilisés ou idéalement dans des formats open source pour permettre à chacun de les modifier. L'open hardware doit permettre de garder une liberté de contrôle sur les technologie (pour leur auteur) tandis que le partage d'informations et de connaissances a pour but d'encourager le commerce par le libre échange des dessins et modèles."
(Cette traduction est légèrement adaptée)

Je ne vais pas développer plus, je pense que la définition suffit à cerner le but. Je pense aussi qu'il peut être intéressant d'analyser les répercutions d'une telle licence.
Actuellement, rare sont les entreprises qui créer des appareils électroniques (ou autre) basé sur de l'open source. Il existe toutefois quelques exemples, comme linksys avec openWRT ou encore PopCorn qui utilise linux pour ses boitiers multimédias et qui permet à chacun d'ajouter des fonctions librement. L'open hardware est dors et déjà "utilisé" par quelques entreprises (Voir ce pdf).
En général, quand les gens veulent modifier leur appareil et que ce n'est pas prévu par l'entreprise le commercialisant, ils font appel à des techniques diverses telle que le "reverse engineering" (ingénierie inversée) ou la hacking qui ne sont pas forcément idéaux. C'est comme ça que l'iphone s'est retrouvé jailbreaké et que l'on peut croiser un peu partout sur le web des appareils (électronique mais pas seulement) modifiés pour rajouter des fonctions. Il m'est par exemple arrivé de croisé des modification sur des oscilloscopes afin de gagner certaines fonctionnalités. (exemple sur un casque Sennheiser)
Là, on arrive au point peu avantageux pour le fabricant: si il met son produit sous licence open hardware, il ne pourra plus faire aussi simple que de concevoir 1 PCB pour la gamme entière et simplement ajouter ou retirer des composants pour les différents modèles de cette même gamme car on s'apercevra rapidement de l'astuce (très répandue, et ça se comprend). L'autre aspect est plutôt basé sur le bon sens, à savoir le coter sécurité. Il est difficilement envisageable de laisser accessible la modification des systèmes électronique d'une voiture car il pourrait y avoir un impact sur la sécurité. Malgré cela, on s'aperçoit avec les smartphones, auxquels on peut ajouter des applications, qu'un produit "customisable" attire plus, surement parcequ'il permet une personnalisation. De fait, les produits offrant la possibilité d'être modifier pourront développer une communauté qui garantira une certaine pérennité des acheteurs (l'iphone est un exemple, Android de même,le PopCorn Hour,...), ce qui se révèle aussi avantageux pour l'entreprise.
Je pense donc que l'open hardware pourrait devenir intéressant pour tout le monde, aussi bien pour l'acheteur que le fabricant. Cependant, on ne pourra pas l'appliquer à tous les produits, par exemple en cas de problème de sécurité. Je serait aussi curieux de voir l'effet qu'une telle licence pourrait avoir sur la vitesse de développement et le renouvellement des produits, voir si ça l'accélérait ou la ralentirait (du fait de petites améliorations apporté par une éventuelle communauté). Nous saurons cela d'ici quelques années peut-être. En attendant, vous pouvez voter pour le logo que devra adopter ce standard. Je me permet d'afficher clairement mon avis pour le logo puisque celui affiché plus haut est le meilleur selon moi (ceci dit, quelques autres sont intéressants).


Les petits secret d'un bloc d'alimentation secteur.

Vous ne pouvez pas ne jamais avoir rencontré ce gros bloc noir qu'on utilise pour alimenter des appareils en basse tension (qui ne consomment pas de grosses puissances). Les adaptateurs secteur sont très commun de nos jour, et je vous propose de découvrir l'un des 3 types de technologies utilisée dans ces bloc:

  1. Les alimentations redressées
  2. Les alimentations stabilisées
  3. Les alimentations à découpage
Nous ne verrons que la 1ere bien qu'elle soit peu différente de la seconde. La troisième est simple lorsqu'on s'intéresse au principe, mais devient beaucoup plus compliquée lorsqu'on passe au montage et la technologie utilisée réellement.
Revenons à notre mouton: De quoi se compose un bloc secteur classique?
Le principe est très simple: on veut passer une tension alternative en tension continue de plus faible valeur. Pour abaisser la tension, on utilise donc un transformateur qui en plus d'abaisser la tension fournie une protection (le courant circulant du coter secteur étant "différent" de celui qui circule de l'autre coter.
Une fois la tension abaissée, il faut la redresser, autrement dit la rendre continue; cela se fait en 2 étapes:
-Le pont de diodes redresse le signal afin de "remettre la partie négative du signal en positif".

-Le/les condensateur(s) finissent le travail en emmagasinant de l'énergie quand la tension augmente et en la restituant quand celle-ci chute (vis à vis du pont de diodes), cela permet de garder la tension constante à tout instant. Il faut cependant un condensateur de valeur élevée (env. 1000 µF) pour que ce principe s'applique correctement, sinon la tension n'est pas réellement continue et comporte des variations.
Cette méthode est la plus simple à mettre en oeuvre puisqu'elle utilise que des composants simples. Elle est très facile à réparée si le transformateur n'est pas grillé (lui étant le plus coûteux et pas forcément le plus facile à trouver). Dans la réalité, on s'arrange pour que le transformateur sorte une tension légèrement supérieure à celle qu'on souhaite obtenir car le pont de diode créer une chute de tension non négligeable (plus de 1v). Ces alims ont aussi la particularité de fournir une tension différente suivant le courant utilisé, on peut parfois mesuré une tension très supérieure à celle notée sur le boitier, c'est normal!

Si j'ai écris cet article, c'est que j'ai eu l'occasion de démonter (oui, je sais, je démontes tout ^^) ou plutôt de "réceptionner" un bloc secteur de ce type qui s'est ouvert en 2 lorsque je le manipulait! Ca tombait pas trop mal puisqu'il semblait avoir un problème, après diagnotisque (au multimètre, pas besoin de plus pour ces alims) il s'est avéré qu'il n'a pas de problème d'électronique. Hé oui, le problème est un poil plus compliqué à résoudre: il s'agit d'un faux contact dans l'embout (ou le multi-embouts). Normalement, ce problème ne se résout pas, toutefois, en tant qu'amateur on peut le résoudre en démontant soigneusement le plastique qui entour les embouts, et en refaisant la soudure et le plastique à l'aide de colle à chaux.Toutefois, je n'ai pas eu le temps de le faire pour l'instant.
Voici donc quelques photos:
Vue du dessus avec:
  • Le transformateur en jaune avec les plaques de métal.
  • La led de fonctionnement en rouge et sa résistance devant.
  • Le condensateur de stabilisation en bleu.
  • Le pont de diodes en "haut" à gauche, les composants noirs tubulaires.
  • Le sélecteur de polarité à gauche.
  • Le sélecteur de tension en bas à droite.
On voit ici la partie inférieur de l'alimentation notamment les différentes sortie du transformateur pour fournir les différentes tensions (c'est un transfo avec de multiples secondaires).
Voici, pour ceux qui auraient la curiosité de voir le schéma de ce type d'alims, ou plutôt de celle démontée ci-dessus. On remarquera toutefois que le sélecteur de tension n'a rien à voir, j'ai mis ceux-là car le logiciel n'avait que ça, par contre, le sélecteur de polarité en sortie est quasiment identique (sauf le sens, comme on peut le voir ^^). En voyant le schéma, on comprend tout de suite l'importance du transformateur et la simplicité du montage.
Enfin, pour finir, voici à quoi ressemble l'embout, qui a déjà bien vécu (le bloc n'est pas neuf..):
J'espère que cet article vous aura permis de comprendre ou moins d'observer de quoi se composent les blocs d'alimentations standard. J'attire cependant votre attention sur le fait qu'il devient rare d'en croiser de ce type directement livrés avec des appareils. En effet, les alimentation à découpage offrent des avantages non négligeable: efficacité élevée (70 à 85% env.) "réduisant la consommation", un encombrement réduit (ici, toute la place est prise par le transfo), un meilleur support des courants élevés. Les chargeur de portable sont tous de ce type, et vous pouvez parfois entendre un sifflement, c'est le composant qui réalise le découpage (d'où le nom des cas alims) qui produit ce bruit, il s'agit généralement d'une harmonique de la fréquence de découpage. Vous saurez désormais plus ou moins à quelle type d'alimentation vous avez affaire ;)


Modification d'un réveil CASA

Les réveils sont des objets tout à fait banals mais qui font partie de notre quotidien la plupart du temps (quand un téléphone portable ne vient pas les substitués). Toutefois, malgré l'avancement des technologies, ils ont pas forcément évoluer de la même manière, vous trouvez soit des réveils classique (affichage rouge/vert, radio) ou alors high-tech avec par exemple affichage de photos, lecture de mp3, etc. Ces derniers disposent le plus souvent d'écran LCD rétro-éclairés dont on peut modifier la luminosité mais pas toujours la supprimer. C'est a ce moment là qu'intervient le réveil Casa: il s'agit d'un réveil made in china pure souche qui se compose d'une coque en plastique translucide (et pas transparente) blanche et d'un éclairage à led de couleur pour l'ambiance et le rétro-éclairage (il peut servir comme "mood lamp"). L'avantage: il reste éteint la nuit (si vous n'y touchez pas)! C'est peut-être dur à croire, mais c'est un réel plus vis à vis de ce réveil qui ne coûte que 5€... Malheureusement, ce n'est pas du haut de gamme, et l'ergonomie n'est pas au top. Nous allons donc utiliser la base fournie par ce réveil pour l'améliorer en lui rajoutant des fonctions ou une ergonomie. Je n'ai désormais plus trop le temps pour faire de la mise au point et de la conception (tout le travail publié dans cet article date de cet été) donc je ne pourrais pas travailler dessus. Je précise tout de même que l'objectif final serait: d'avoir 2 alarmes et la radio avec éventuellement quelques petits plus au niveau de la led.

photo réveil casa

Avant de commencer à améliorer le réveil, il faut d'abord analyser son fonctionnement ou sa composition.
Le réveil dispose des fonctions suivantes:
-Affichage de l'heure (quelle découverte...)
-Affichage de la date (format Mois/Jour)
-Affichage du jour (en anglais)
-Affichage de la température (faux par défaut)
-1 alarme
-Possibilité de régler la fonction snooze de 1 à 60 min
-8 alarmes disponibles (je vous explique même la sonorité de la majorité... -_-'')
-Allumage de la led (qui ne fait qu'une séquence de couleurs répétée) si on appuis et qu'il y a des piles AAA.
-La possibilité de l'alimenter sur secteur (tension recommandée: 3 à 4.5V)

Affichage température erronéeCe n'est pas luxueux mais on notera que les données affichées sont assez sympa, la date et la température sont un petit plus, surtout la température en fait. Ce réveil réserve quelques petites surprises: sur 2 réveils achetés, les 2 avaient la sonde de température soit à l'ouest (mauvaise température) soit non fonctionnelle (voir plus bas pourquoi).
Vous remarquerez aussi que l'alimentation du réveil est dissociée de celle de la led, les piles boutons servent pour l'alarme et l'affichage, les piles... juste pour la led. Justement, parlons de ces piles, sachez que la led n'est pas protégée (à moins qu'elle le soit en interne) et qu'en général, une tension de 3v suffit or ici les piles, si elles sont toutes présentent, vont fournir une tension de 6v. Sur l'un des 2 réveil, il est noté pour l'alimentation externe "4.5-6V" et sur le nouveau "4.5V". En réalité, vous n'avez besoin que 2 piles et ça fonctionnera très bien!!

Maintenant que ces détails sont vus, passons à la suite: le démontage et l'analyse du circuit.Sachez que le réveil est majoritairement assemblé en technologie CMS (Composants Montés en Surface), ce qui ne facilite pas forcément la modification. Attention: démontez votre réveil avec précaution, la coque fait certes 2 mm d'épaisseur mais elle est collé au "socle", et il peut être difficile d'ouvrir le réveil s'il y a beaucoup de colle.
La procédure de démontage pour cette 1ere partie est simple: vous coupez le rebord des tétons en plastique qui maintiennent le circuit en place et vous tirez vers le haut pour pouvoir avoir accès à la partie inférieure du circuit.
Pour vous aider à suivre et parceque tout le monde n'a pas forcément des connaissances en électronique suffisantes, j'ai entouré chaque fonctions du circuit par une couleur.
Circuit électronique du réveil

  • En vert: L'oscillateur pour le contrôleur du réveil (la grosse tache noire qui est en fait une puce électronique qui contient toutes les fonctions, ou presque, du réveil).
  • En Jaune: L'alimentation du buzzer et un des pôle de l'alimentation du réveil. Le petit composant noir est probablement un transistor utilisé pour les sonneries afin soit d'amplifier soit de moduler les sons.
  • En bleu: Il s'agit de la partie température. La technologie mise en œuvre ici fait appel à une thermistance (sa résistance varie en fonction de la température) et pour effectuer la mesure, on utilise ici un oscillateur RC (Résistance-Condensateur) en mesurant la constante de temps (T=R*C , T en sec, R en ohm, C en Farad). Nous ne pouvons agir que sur la résistance, la thermistance ou le condensateur si on veut régler ou changer quelque chose ici. On utilise une thermistance de type CTN (Coefficient de Température Négatif), autrement dit plus la résistance augmente, plus la température est faible.
  • En magenta: Je ne sais pas exactement à quoi correspondent ces composants, si on regarde la structure, il pourrait s'agir d'un variateur d'intensité lumineuse pour la led mais on n'observe pas ce phénomène à proprement dit, donc la question reste en suspend.
  • En orange: La nappe de communication avec les boutons. C'est là que nous pourrons rajouter ou supprimer (en agissant aussi sur l'autre partie liée à la nappe) des fonctions facilement, car chaque patte correspond à un bouton.
J'ai déjà plusieurs idée de modifications, toutefois nous allons pour cette fois nous limiter:
-A la correction de la température
-A l'ajout d'un bouton permettant de couper la sonnerie par appuis sur le réveil.

La 2eme peut paraître toute bête, mais avant la modification vous êtes obliger de retourner le réveil et d'appuyer sur un bouton, pas facile quand on est dans le coaltar... ^^

Correction de la température.
Nous allons au préalable prendre connaissance du schéma de principe utilisé par les concepteurs du réveil, cela vous permettra de bien comprendre comment ça fonctionne et m'a permis de diagnostiquer la raison pour laquelle le 2eme réveil acheter affichait une température fixe de 50°c (on était en Aout, mais quand même...).
Schéma capteur thermistance
Schéma de principe du capteur C°.

Ce schéma est issu de ce qu'on peut observer sur le circuit, au détail près que le potentiomètre va être à rajouter par nos soins (on va voir pourquoi). On ne sait pas ce qu'il a dans la puce pour effectuer les mesures, mais on sait par contre qu'il y a un condensateur et qu'il est donc possible que la puce mesure une différence entre 2 temps: celui de la résistance de 10 k et celui de la CTN (qui fait 10k elle aussi). En effet, la constante de temps va varier en fonction de la résistance car la formule est: T=R*C. La puce va comparer la valeur obtenue avec la CTN qui vaut 10k (noté sur le circuit) à 25°c, à celui de sa référence de 10k (qui elle varie de manière négligeable). On sait grâce à la courbe type que la valeur de la résistance va diminuée si la température augmente, mais comme on ne possède pas la courbe de réponse de la thermistance utilisée, on va juste analyser que R*C va diminuer.
courbe CTN
Chez moi, au moment où j'ai fait les modifications, la température de la pièce était de 25°c tandis que le réveil indiquait un bon 27°c, soit 2 à 3°c de différence. Toujours grâce à la courbe, on sait que si la température est trop haute, c'est que la résistance est trop faible, il va falloir l'augmenter, seulement on ne sait pas de combien! C'est pourquoi on va prendre un potentiomètre pas trop élevé (entre 10 et 20k) qu'on montera en série afin d'augmenter la résistance et de pouvoir calibrer la sonde, on résout donc 2 problèmes d'un coup: la valeur de la température et le calibrage.
Sachez en passant, que sur l'un des réveils, la valeur de la température était bloquée à 50°c, la raison était simple: il y avait un court-circuit au niveau du condensateur, ce qui laisse penser que les composants sont soudés à la mains, mais souder du CMS à la main ce n'est pas une partie de plaisir... 
Vue cour-circuit du condensateur
La flèche bleu indique où était le court-circuit

Manipulations:
  1. Prenez votre fer à souder, de la soudure et votre réveil démonté (SANS LES PILES!). 
  2. Regarder sous le circuit, vous devriez voir un composant à 2 pattes avec une sphère noire au bout, c'est la thermistance. 
  3. Prenez un potentiomètre de réglage (qu'on peut éventuellement récupérer dans divers appareils ou acheter en magasin pour une poignée de centimes) et faites en sorte de les souder en série. Pour souder le potentiomètre correctement, il faut souder une des pattes extérieures à la place d'une des pattes de la thermistance, et la patte centrale à la patte remplacée.
  4. La patte de la thermistance restante sera soudée normalement, mais je conseil de souder le tout sur la face avant du circuit (verte) pour des raisons de place et de praticité). Une thermistance n'a pas de polarité et un potentiomètre non plus, donc pas de soucis!
  5. Remettez les piles, et attendez que la température dû à la soudure redescende. Mettez vous près d'un thermomètre le plus précis possible (votre réveil affiche la température à 0.2 près) et tournez doucement (j'insiste!) le potentiomètre pour voir comment varie la température. Il faut entre 1 et 2 secondes pour que l'affichage s'actualise. Une fois votre température réglée, vous n'avez plus rien à toucher. Il se peut que la température soit un peu imprécise si elle descend bas ou monte haut, car la sonde n'est pas tout à fait linéaire.
Schéma de montage de la thermistance
Réglage de la température
En violet à droite, la boule noir est la thermistance. Elle se trouve derrière le potentiomètre après modification.

Ajout d'un bouton d'extinction de l'alarme.
Nous avons corriger la valeur de la température, c'est une opération relativement facile, maintenant ça va devenir de la chirurgie! Il va en effet falloir couper un bout de piste et rajouter 2 fils (pas du câble électrique hein!! un fil fin sera de rigueur!). On va en réalité câbler un 2eme bouton "down" qui permet de changer entre C° et F° en mode normal, et éteindre l'alarme quand elle sonne. On va se repiquer sur un des bouton Tap qui sont en double et servent simplement à allumer la led. Pour le démontage, il va cette fois-ci falloir faire des acrobaties car il nous faut démonter le PCB qui contient les boutons, et il se trouve qu'une vis est située en dessous de la nappe, la rendant ainsi inaccessible au départ. Une petite acrobatie avec le circuit précédemment "démonté" vous permettra d'avoir accès à la vis, tel que vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous.
Accès vis réveil casa

Vous trouvez alors une plaquette avec les contacts de touche et un petit interrupteur. Ne cherchez pas plus loin avec ce dernier, il ne sert qu'à 1 chose: allumer ou éteindre la led. Vous pouvez observer que les boutons "tap" sont situés aux 2 extrémités et qu'il sont relié par une piste qui, sur la partie opposée à la nappe est relativement grosse, c'est à cet endroit que nous allons souder les fils.
Voici la procédure:
  1. Soulevez la carte pour dévisser la visse située dessous la nappe, dévissez ensuite l'autre vis.
  2. Repérez le bouton tap à l'opposé de la nappe, il va falloir couper les pistes qui le relie à l'autre bouton "tap".
  3. Pour cela, utilisez un cutter ou objet tranchant assez résistant et veillez à ce que la piste soit bel et bien coupée! Si ce n'est pas le cas, vous risquez d'abimer le réveil, voir le griller.
  4. Une fois cette manipulation effectuée, il faut enlever avec précaution (j'insiste!) la couche de protection verte. Vous devez voir uniquement le cuivre, si possible sur une surface pas trop grande afin de limiter l'expansion de la soudure.Votre cutter ou un tournevis de précision ferons l'affaire.
  5. Soudés alors un fil entre la 1ere pin et une des surfaces nettoyés précédemment, et l'autre fil à la masse que vous trouverez facilement au bord de l'interrupteur.

Voici le code couleur de l'image:
  • En Vert: Les zones où vous pouvez trouver la masse pour le bouton.
  • En rouge: Pour trouver la pin de la nappe à laquelle connecter l'une des "broches" du nouveau bouton "down".
  • En Jaune: Les 2 extrémités du fils qui relie le bouton à la masse.
  • La flèche violette: on aperçois (mal) la coupure que j'ai faites sur la piste reliée à l'autre bouton "tap".
Voilà, vous avez désormais un nouveau bouton down, car les points de connections sont en fait celui de ce même bouton. L'ancien fonctionne toujours mais vous pouvez avoir la fonction rien qu'en appuyant sur le réveil, pratique non? L'inconvénient moindre est que vous changez l'unité de température à chaque fois que vous appuyez dessus, et celui plus gênant: le réveil bip à chaque appuis... je n'ai pas le temps d'y regarder de plus prêt pour changer ça, si vous avez des suggestions, les commentaires sont là pour ça!


Bonne année!! (2011)

2010 aura été une année plutôt calme pour le blog, mes études me prenant beaucoup si ce n'est tout mon temps. Toutefois, il est bon de faire un petit bilan ;)
Nous le ferons en 3 temps:

  1. La nouveauté de 2010 sur Webinpocket
  2. Articles les plus lus de l'année
  3. Estimation sur les LED pour 2011
  4. Bilan sur les visites
On commence avec LA nouveauté de 2010 sur Webinpocket: La possibilité de partager sur Twitter et Facebook!
Vous pouvez en effet depuis quelques mois Twitter ou partager un article sur facebook à l'aide du bouton "j'aime" situés tous deux en bas des articles.

L'article qui aura le plus été regardé cette année concerne les bases sur les LEDs mais celui expliquant comment se faire un petit oscilloscope à l'aide d'une carte son est aussi beaucoup apprécier!
En parlant de LED, je ne serais pas étonné de voir que l'année 2011 sera l'occasion d'accueillir chez nous ces petites bestioles fort sympathiques car on voit de plus en plus de lampes à Led, toutefois je doute que ce type d'éclairage soit adopté en masse au premier abord car les puissances d'éclairage sont plutôt faible (voir tableau plus bas). Toutefois, il existe déjà des led de 50w (je vous explique pas les contraintes par contre!) ce qui pourrait accélérer un peu les choses, mais pour l'instant on ne les trouve pas dans le commerce grand publique (cf. ebay donc :) ).
Si vous souhaitez jeter un œil à ce qui se fait déjà, voici quelques liens:
Concernant cette dernière lampe, je peux me permettre de la critiquer puisque j'en possède une! Comme indiqué, la couleur est un blanc chaud, ce qui est quand même plus agréable que le blanc froid qu'on croise souvent. Par contre, ce n'est vraiment qu'une lampe d'appoint car elle forme un cercle bien précis et n'éclaire pas énormément (nettement moins qu'une ampoule de 30W que j'avais avant). Je l'aime bien quand même car elle produit peu de chaleur et est finalement suffisante pour éclairer mon clavier et ma souris ^^
Si vous désirez comparer toutes ces lampes (surtout les "ampoules"), il faut comparé l'intensité lumineuse (même si les chiffres sont parfois gonflés...), voici des ordres de grandeurs (Source):


Je n'ai pas mis l'efficacité lumineuse (en lumen/W) mais elle importe quand même puisque si votre lampe est plus efficace à une puissance donné qu'une autre à la même puissance, cela signifie que vous produisez plus de lumière pour une consommation identique. Je vous invite donc à consulter la source (Sonelec-Musique) pour plus d'informations. A vous désormais de faire vos choix!

Pour en revenir à nos moutons articles, les plus consulté restent toujours les tutoriels:
  1. Comment optimiser son netbook
  2. Comment utiliser un multimètre
  3. Comment utiliser une pince ampéremétrique
  4. Petites bases sur les Led
Google est la première source de visite pour le blog (90% des 8 837 visites uniques), mais on peut tout de même citer Zonetronik qui a amener une petite 100aine de visiteurs et qui est devant Yahoo! et Bing... Ce site propose des news plutôt intéressantes et relativement variées (dans le domaine de l'électronique, j'entends bien...), je vous invite donc à y jeter un oeil.

J'espère pouvoir publier 1 article par mois au cours de l'année 2011, mais comme je l'ai dit en introduction, mes études me prennent beaucoup de temps et écrire des articles ne fait se fait pas en 5 min. C'est toutefois un loisir que j'aprécie tout particulièrement et je compte bien ne pas m'en passer!
Sur ce, Bonne année!!